Vue aérienne de toits résidentiels à Tokyo, quartier de Sumida
📦 Guide Installation · Édition 2026

Déménager au Japon en 2026 : guide complet des démarches

Visa, documents, calendrier avant/après le départ, logement, banque, téléphone et budget réel : la feuille de route étape par étape pour réussir son installation au Japon, avec une frise chronologique et un comparateur interactifs.

Le Japon attire chaque année des profils très différents, mais la logique d'installation reste la même : un enchaînement précis de démarches, où le bon timing compte autant que le bon dossier. Pour un francophone qui prépare un départ pour étudier, travailler, rejoindre un conjoint japonais ou lancer une nouvelle vie après la retraite, le premier piège consiste à sous-estimer l'ordre des formalités. Ici, le visa ne se traite pas comme un simple tampon, le logement se réserve rarement comme en Europe, et l'ouverture d'un compte bancaire dépend souvent d'éléments déjà validés ailleurs. Un projet bien préparé avance vite ; un projet improvisé peut se retrouver bloqué dès l'aéroport ou dans les premiers jours, parfois pour des raisons très concrètes comme une adresse manquante, un numéro de téléphone absent ou un garant introuvable.

En 2026, l'administration japonaise reste très codifiée, même si plusieurs services ont gagné en fluidité grâce à la numérisation. Les règles ne sont pas là pour décourager, mais elles exigent une préparation rigoureuse. C'est particulièrement visible pour les francophones qui arrivent sans repères locaux : les documents doivent être cohérents, les traductions parfois anticipées, les justificatifs classés avec méthode, et le calendrier suivi sans improvisation. Les bonnes décisions prises avant le départ évitent des dépenses inutiles à l'arrivée, qu'il s'agisse d'hôtels prolongés, de frais d'entrée élevés dans le logement ou de retards sur l'assurance santé. Le plus efficace reste donc d'avancer étape par étape, en donnant la priorité au statut légal puis à l'adresse, avant de passer aux services du quotidien.

Besoin d'abord d'un panorama des formalités françaises et japonaises ? Notre guide des démarches administratives détaille chaque statut de séjour et les documents à réunir.

Choisir le visa adapté pour déménager au Japon en 2026

Le point de départ de toute installation réussie au Japon reste le statut migratoire. Sans visa adapté, impossible de construire une vie stable, de signer un bail dans de bonnes conditions ou d'effectuer les démarches administratives de base. Le choix du visa dépend d'abord du projet réel, pas du rêve : un poste salarié, des études, une union avec un ressortissant japonais, ou une expérience temporaire de type working holiday n'ouvrent pas les mêmes droits ni les mêmes contraintes. Cette distinction est essentielle, car l'administration japonaise examine la cohérence entre le motif du séjour et les pièces fournies.

Pour les personnes recrutées par une entreprise japonaise, le visa de travail le plus fréquent s'inscrit généralement dans la catégorie des activités qualifiées, souvent avec sponsor. L'employeur joue alors un rôle central, car il soutient la demande et prouve que le poste correspond au profil du candidat. Pour un étudiant, le dossier repose sur l'admission dans un établissement japonais et sur la capacité à financer le séjour. Pour un conjoint de national japonais, le cadre est plus souple au quotidien, avec davantage de liberté pour travailler, mais le dossier matrimonial doit être solide et lisible. Enfin, le working holiday convient surtout à une expérience temporaire, avec un objectif de découverte et non d'installation durable. Chaque option ouvre une porte différente, et choisir la mauvaise peut faire perdre plusieurs mois.

Il existe aussi des cas plus spécifiques, comme le visa Business Manager pour créer une société, avec des exigences financières nettement plus lourdes, ou des statuts liés à la famille, aux recherches académiques ou à certains secteurs spécialisés. Le bon réflexe consiste à vérifier si le projet justifie une arrivée longue durée, une installation familiale ou un séjour de transition. Une candidate qui arrive pour un master à Osaka, par exemple, n'a pas intérêt à préparer les mêmes preuves qu'un ingénieur embauché à Yokohama. Ce premier tri permet d'éviter les dépôts incomplets et les allers-retours administratifs. Au Japon, la précision du statut fait gagner du temps partout ailleurs.

Un autre point souvent négligé concerne les changements de statut une fois sur place. Il est possible, dans certains cas, de passer d'un visa étudiant à un visa de travail, ou d'adapter son statut à une évolution familiale. Mais cette transition demande un dossier complet, des délais de traitement et une vérification de cohérence par l'immigration. Mieux vaut donc construire une stratégie dès le départ, surtout lorsqu'un projet combine plusieurs dimensions : études puis emploi, conjoint puis activité professionnelle, ou séjour temporaire avec prolongation possible. Le visa n'est pas une simple formalité ; c'est l'armature juridique du déménagement. Pour le détail des statuts et procédures, consultez notre guide des visas pour le Japon.

Préparer les documents administratifs avant le départ pour le Japon

Avant même de réserver un billet, les documents doivent être réunis et classés avec soin. C'est la phase la moins visible, mais souvent la plus rentable en temps. Les autorités japonaises demandent des dossiers cohérents, propres et complets, notamment lorsque le séjour repose sur un emploi, une union familiale ou des études. Un dossier brouillon peut ralentir le traitement du COE, compliquer l'arrivée sur place et retarder l'accès au logement ou à la banque. Pour éviter cela, il faut penser comme un service administratif japonais : chronologie claire, pièces lisibles, et cohérence totale entre les formulaires.

Signature de documents administratifs pour préparer un départ à l'étranger

Le passeport doit être valide suffisamment longtemps après la date d'arrivée prévue. Les justificatifs professionnels sont souvent nécessaires pour un visa de travail : diplôme, attestations d'expérience, contrat ou lettre d'embauche, parfois traduits selon les demandes du sponsor. Pour les personnes qui rejoignent un conjoint ou des enfants, les actes d'état civil, le livret de famille et parfois l'apostille peuvent être requis selon le type de dossier. Les relevés bancaires des derniers mois servent fréquemment à démontrer la capacité financière, notamment pour les étudiants ou certaines demandes familiales. Les traductions officielles en japonais ne sont pas toujours systématiques, mais lorsqu'elles sont demandées, elles doivent être préparées avant le départ pour éviter les blocages à l'arrivée.

Le Certificate of Eligibility, souvent abrégé COE, mérite une attention particulière. Il ne s'agit pas du visa lui-même, mais d'une validation préalable par l'immigration japonaise, souvent déposée par le sponsor sur place. Le délai peut aller d'un à trois mois selon les cas, ce qui impose d'anticiper largement. Une fois le COE délivré, il est envoyé au candidat, puis utilisé pour obtenir le visa à l'ambassade du Japon en France. Ce mécanisme est fréquent pour les recrutements, les regroupements familiaux et plusieurs catégories de séjour long. Il faut aussi prévoir les éléments pratiques, comme une enveloppe de retour affranchie si le sponsor doit faire circuler les documents. Cette étape ne supporte ni oubli ni improvisation.

Enfin, il est prudent d'alerter sa banque française avant le départ, de vérifier les plafonds de carte, et de s'assurer que les retraits et paiements internationaux seront bien autorisés. Une assurance voyage couvrant les premières semaines au Japon reste indispensable, car l'assurance maladie japonaise ne prend effet qu'une fois l'inscription réalisée. Un profil étudiant arrivant à Kyoto, par exemple, peut se retrouver sans couverture pendant plusieurs jours s'il attend trop pour souscrire une solution transitoire. Le bon dossier n'est pas seulement administratif, il sécurise les premières semaines de vie réelle. Voir aussi notre page sur les assurances santé pour expatriés au Japon.

Calendrier pratique des démarches avant et après l'arrivée au Japon

Le calendrier d'installation au Japon fonctionne par séquences. Entre deux et six mois avant le départ, la priorité absolue reste le visa, puis le logement, puis les documents qui serviront à l'arrivée. Cette chronologie n'est pas un luxe : elle évite les frais de transition et les situations de blocage. Ceux qui partent sans adresse confirmée doivent souvent prolonger l'hôtel ou l'appartement temporaire, ce qui peut vite coûter cher. À l'inverse, une personne qui a déjà sécurisé un logement, une carte SIM prépayée et les papiers essentiels arrive dans de bien meilleures conditions.

Dans les semaines précédant le vol, il faut aussi réserver le transport des effets personnels si besoin, prévenir les organismes français utiles, et préparer une version papier et numérique de tous les documents clés. À l'arrivée, les trois premiers jours sont souvent consacrés à récupérer le logement, vérifier l'adresse, acheter une solution mobile temporaire et organiser les premières démarches. La zairyu card, remise à l'aéroport pour les résidents long séjour, devient le document pivot. Elle sert de référence pour presque tout le reste. Sans elle, l'installation administrative reste incomplète.

Dans les quatorze jours qui suivent, l'enregistrement à la mairie devient prioritaire. Il faut déclarer son adresse au kuyakusho avec la carte de résident, le passeport et la preuve de logement. L'assurance maladie nationale se traite dans la foulée si elle n'est pas gérée par l'employeur. Cette étape est essentielle, car elle ouvre l'accès à la couverture santé japonaise et permet de régulariser la vie quotidienne. Ensuite viennent le compte bancaire, la carte My Number, puis les contrats de téléphonie longue durée. Un calendrier bien tenu transforme une arrivée stressante en installation maîtrisée.

Pour visualiser cet enchaînement, il est utile de penser en blocs : avant le départ, arrivée, première semaine, puis premier mois. Une famille qui rejoint Nagoya ne gère pas exactement les mêmes priorités qu'un jeune diplômé à Fukuoka, mais le squelette reste identique. Ce type de planning protège contre les oublis et permet de savoir quoi faire dans le bon ordre, sans perdre du temps dans des démarches impossibles à débloquer avant la précédente. Le calendrier est le meilleur antidote au désordre.

Timeline interactive : vos démarches avant et après l'arrivée

Timeline interactive 2026

Déménager au Japon : vos démarches, étape par étape

Naviguez dans la frise pour visualiser les actions clés à faire avant et après votre arrivée au Japon en 2026.

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Chaque étape de votre déménagement au Japon est présentée de façon claire pour vous aider à prioriser les démarches.

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Gardez une copie numérique et papier de tous vos documents importants pour gagner du temps à chaque étape.

Un exemple simple montre l'intérêt de cette progression : un salarié qui arrive sans dossier logement peut dormir dix jours à l'hôtel et payer beaucoup plus cher qu'en anticipant une share house ou un appartement meublé. À l'inverse, un dossier bouclé à temps permet de basculer directement dans la routine japonaise, sans période flottante inutile. La logique japonaise récompense la préparation.

La liste des documents à rassembler pour un déménagement au Japon réussi

Une liste bien préparée évite les oublis de dernière minute, surtout lorsqu'il faut jongler entre pièces françaises, justificatifs traduits et documents du sponsor japonais. Les autorités demandent rarement exactement la même chose à tout le monde, mais certains éléments reviennent très souvent. Le plus efficace consiste à préparer un dossier principal, puis des sous-dossiers selon le profil : travail, études, famille ou séjour temporaire. Cette organisation simplifie aussi les rendez-vous à l'ambassade, à la mairie ou à la banque.

Voici une liste utile à préparer avant le départ :

  • passeport valide avec une marge de validité suffisante ;
  • photo d'identité au format demandé par l'administration japonaise ;
  • contrat de travail, lettre d'embauche ou preuve d'admission ;
  • diplôme et attestations d'expérience si le visa l'exige ;
  • actes d'état civil pour les conjoints et enfants ;
  • relevés bancaires récents ou preuve de fonds ;
  • traductions officielles lorsque nécessaires ;
  • preuves d'adresse et de logement dès qu'elles sont disponibles ;
  • copies papier et numériques de tous les dossiers importants.

Cette base paraît simple, mais elle change tout lorsqu'un agent ou un propriétaire demande une pièce inattendue. La copie numérique sert en cas de perte, tandis que la version papier accélère les guichets qui ne traitent pas les écrans de téléphone. Pour les familles, mieux vaut aussi prévoir les documents liés à la filiation et au mariage, car les démarches de séjour et d'assurance s'appuient souvent sur l'état civil. Pour les étudiants, la preuve de ressources et la lettre d'admission sont les deux piliers du dossier.

Un détail qui fait souvent la différence concerne la qualité des scans et des traductions. Un document flou ou incomplet peut être refusé, alors qu'un dossier net passe beaucoup plus facilement. Les entreprises japonaises et les services publics apprécient les dossiers lisibles et ordonnés. Une expatriée venue de Lyon pour rejoindre un laboratoire à Tsukuba, par exemple, a tout intérêt à classer son diplôme, son contrat et ses relevés bancaires dans le même ordre que celui exigé par le sponsor. Le temps gagné au départ se retrouve plus tard dans toute la chaîne administrative.

Se loger au Japon à l'arrivée : agences, garants, dépôt et key money

Cartons de déménagement empilés lors d'une installation

Le logement est souvent la partie la plus surprenante du déménagement pour un francophone. Le marché japonais fonctionne avec des codes précis, parfois déroutants au premier contact. Les agences demandent souvent un dossier solide, un garant ou une solution équivalente, et des frais d'entrée qui peuvent sembler élevés. La structure des coûts n'est pas identique à celle d'un bail européen, ce qui explique pourquoi beaucoup de nouveaux arrivants privilégient les share houses, les appartements meublés pour expatriés ou les logements déjà adaptés aux candidatures à distance. Notre guide du logement au Japon et notre page sur les logements temporaires détaillent chaque option.

Le garant reste un point sensible. Certains propriétaires l'exigent encore, même si des alternatives existent via des sociétés de garantie locative. En pratique, cela dépend du bien, de la zone et du profil du locataire. Dans les grandes villes comme Tokyo, Osaka ou Yokohama, un dossier d'étranger sans historique local peut se heurter à davantage de prudence, surtout pour un premier bail. Les frais initiaux peuvent inclure le dépôt de garantie, le key money, les honoraires d'agence, et parfois plusieurs mois de loyers avancés. Le key money, notamment, est un paiement non remboursable qui surprend encore beaucoup de nouveaux arrivants.

Les candidatures à distance sont souvent possibles pour des logements meublés, certaines share houses et plusieurs résidences pensées pour l'expatriation. C'est une solution pratique quand on ne veut pas passer ses premières semaines à l'hôtel. Arriver sans adresse revient souvent à payer plus cher que prévu : une période de transition en hébergement temporaire peut ajouter facilement un coût supplémentaire significatif au budget initial. Dans les zones très demandées, notamment lors des pics saisonniers, la réactivité est cruciale. Les mois de février à avril sont souvent tendus, tandis que mai à août offre parfois davantage de marge pour négocier.

Le bon réflexe consiste à arbitrer entre trois variables : budget, souplesse et rapidité d'installation. Un couple avec enfant cherchera sans doute davantage de stabilité, quitte à accepter des frais de départ plus élevés. Un étudiant en échange ou un jeune salarié pourra préférer une share house pour limiter les coûts et éviter la barrière du garant. Dans tous les cas, lire attentivement les conditions d'entrée permet d'éviter les mauvaises surprises. Au Japon, un bail bien compris vaut mieux qu'un logement séduisant mais opaque.

Ouvrir un compte bancaire japonais et obtenir un téléphone après le déménagement

Une fois installé, le quotidien bascule très vite vers deux urgences concrètes : l'argent et la communication. Sans compte bancaire local, les démarches se compliquent, qu'il s'agisse de payer certains loyers, de recevoir un salaire ou de souscrire un contrat de téléphonie. L'ouverture d'un compte est plus simple quand l'adresse a été enregistrée à la mairie et que la carte de résident est déjà disponible. Dans beaucoup de cas, un numéro de téléphone japonais facilite aussi les formalités. C'est un enchaînement logique : adresse, carte de résident, compte, puis mobile. Notre guide banques et finances au Japon détaille les établissements les plus accessibles pour un premier compte.

Les établissements les plus souples pour un nouvel arrivant ne sont pas toujours les mêmes que ceux exigés plus tard par un employeur. Certaines banques grand public restent plus accessibles au début, notamment via des services liés à la poste, alors que des banques plus traditionnelles peuvent demander plusieurs mois de résidence. Le délai dépend du profil, du statut de séjour et de l'usage prévu. Pour un premier compte, l'objectif n'est pas d'obtenir l'offre parfaite, mais une solution fonctionnelle. Un compte simple permet déjà de recevoir des virements, de payer les frais essentiels et de structurer la vie quotidienne.

Le téléphone suit la même logique. Sans compte bancaire local, un abonnement classique n'est pas toujours possible immédiatement. Beaucoup de nouveaux arrivants commencent par une carte SIM prépayée, souvent achetée à l'aéroport ou dans les premiers jours. Cela permet de rester joignable, de prendre des rendez-vous et de gérer les cartes, plans de transport et services numériques du pays. Ensuite, une fois le compte bancaire et les justificatifs réunis, un contrat plus stable devient accessible. Voir notre guide téléphonie et internet au Japon pour comparer les offres.

Ce passage vers la vie connectée est plus stratégique qu'il n'y paraît. Un nouveau résident qui gère son budget, son logement et ses déplacements depuis un téléphone local avance bien plus vite qu'un profil isolé. C'est aussi ce qui permet d'enchaîner avec les démarches administratives sans dépendre d'un point d'accès temporaire. Au Japon, un bon démarrage numérique facilite tout le reste.

Comparateur interactif : banque et téléphone à l'arrivée

Dans les faits, un salarié arrivé à Osaka peut commencer avec une SIM prépayée, ouvrir un compte simple dans la foulée, puis migrer plus tard vers une banque plus adaptée à son employeur. Cette progression par étapes évite l'attente et garde le quotidien fluide. La simplicité du début est souvent la meilleure stratégie.

Inscription à la mairie, zairyu card et assurance santé japonaise

Les premiers jours sur place sont dominés par l'administration locale. La zairyu card, remise à l'arrivée pour les séjours de longue durée, devient le document central de l'installation. Elle doit être vérifiée immédiatement, car une erreur d'identité ou de statut compliquerait les démarches suivantes. Ensuite, l'enregistrement à la mairie doit être effectué dans les quatorze jours. Cette déclaration de résidence n'est pas optionnelle : elle relie la personne à une adresse officielle et permet d'ouvrir d'autres droits.

Au guichet municipal, il faut généralement présenter la carte de résident, le passeport et une preuve d'adresse, comme le contrat de bail ou un document de résidence. La mairie inscrit ensuite l'adresse au dos de la carte ou dans le système correspondant. Cette formalité déclenche souvent l'envoi du My Number par courrier. Le numéro n'arrive pas immédiatement, ce qui crée parfois de la confusion chez les nouveaux arrivants, mais il faut simplement le laisser suivre son cycle normal. Dans certains cas, il devient ensuite possible de demander la carte My Number avec photo, utile pour certaines démarches numériques.

L'assurance santé nationale, ou NHI, se gère souvent au même moment, dans le même bâtiment ou un guichet voisin. Si l'employeur ne fournit pas une couverture collective, l'inscription est indispensable. Elle permet une prise en charge d'environ 70 % des frais médicaux, ce qui change totalement le rapport aux soins au Japon. Une visite médicale, une consultation en urgence ou un suivi courant deviennent alors bien plus supportables financièrement. C'est une sécurité essentielle pour un étudiant, un travailleur indépendant ou un conjoint récemment installé.

Le guichet municipal peut paraître intimidant au premier regard, mais la procédure est généralement bien huilée. Les administrations locales sont habituées aux étrangers, même si la langue reste un obstacle. Dans les quartiers très internationaux, certains formulaires et explications existent en plusieurs langues, mais cela ne remplace pas une préparation sérieuse. Le bon ordre reste le même : carte de résident, adresse, assurance. Une fois ce trio en place, le séjour prend une forme beaucoup plus stable.

Budget réel pour déménager au Japon en 2026 : billets, fret et premiers mois

Le coût d'un déménagement au Japon varie fortement selon le niveau de confort recherché, la ville d'arrivée et le volume d'affaires emportées. Pour une personne seule, un billet aller simple depuis l'Europe peut souvent se situer dans une fourchette d'environ 600 à 1 300 euros, soit à peu près 100 000 à 220 000 yens selon la saison et les correspondances. Les périodes les plus chères restent généralement celles où la demande est forte. Un départ souple sur les dates permet parfois d'économiser une somme notable.

Le transport du fret personnel dépend surtout du volume. Un petit envoi de cartons par mer ou par un service dédié peut rester relativement mesuré, tandis qu'un déménagement complet grimpe rapidement. Une fourchette réaliste pour quelques effets personnels se situe souvent entre 300 et 1 500 euros, soit environ 50 000 à 250 000 yens, avec des variations selon le poids, la destination et les options de livraison. Si l'on ajoute des bagages en soute, des achats de première nécessité et du matériel à remplacer sur place, la note augmente vite. Certaines personnes préfèrent finalement vendre une partie de leurs biens en France pour voyager plus léger.

Le premier logement représente souvent le poste le plus lourd. Entre l'hôtel de transition, les frais d'entrée d'un bail, les dépôts éventuels et un ou deux mois de sécurité financière, il faut compter largement. Pour les premiers mois de logement, le budget peut facilement aller de 500 à 2 000 euros par mois selon la ville et le type de bien, soit environ 80 000 à 330 000 yens. À cela s'ajoutent parfois les frais initiaux d'emménagement, qui peuvent peser très lourd dès le premier versement. Dans une grande ville, un séjour temporaire prolongé peut devenir l'erreur la plus coûteuse de tout le projet.

Le plus raisonnable consiste à construire le budget par blocs : transport international, hébergement temporaire, entrée dans le logement, dépôt de sécurité, assurance de transition, carte SIM, déplacements, puis fonds de réserve pour les imprévus. Cette approche donne une vision claire du montant nécessaire pour arriver sereinement. Un jeune salarié à Tokyo n'aura pas le même budget qu'une famille à Fukuoka, mais la logique reste identique : payer la transition une fois coûte souvent moins cher que la subir en plusieurs fois. Le budget bien découpé protège la liberté d'installation. Pour situer ce budget dans la durée, consultez notre page sur le coût de la vie au Japon.

Erreurs fréquentes et bons réflexes pour s'installer durablement au Japon

Les mêmes pièges reviennent souvent chez les nouveaux arrivants, et ils peuvent être évités avec un minimum d'anticipation. Le premier consiste à arriver sans logement confirmé. Cette erreur oblige à multiplier les nuits temporaires, ce qui renchérit immédiatement le déménagement. Le second piège est de négliger la chronologie des démarches : sans carte de résident, sans adresse enregistrée et sans numéro de téléphone, plusieurs services restent inaccessibles. Le troisième consiste à se lancer dans des recherches de logement ou de banque sans comprendre les exigences locales. Le Japon pardonne rarement l'improvisation administrative.

Un autre point de vigilance concerne les documents familiaux. Pour les couples et les familles, il faut vérifier suffisamment tôt les actes d'état civil, les traductions et, le cas échéant, l'apostille. Les expatriés qui pensent régler cela au dernier moment perdent souvent du temps entre l'ambassade, la mairie et les services d'immigration. Il faut aussi surveiller le calendrier financier : prévenir sa banque française, prévoir des moyens de paiement de secours et conserver une réserve de liquidités. Les premières semaines, certains frais ne sont pas encore automatisés, et les cartes étrangères ne sont pas toujours acceptées partout.

Les permis de conduire font également partie des sujets à préparer. Le permis international n'est pas la solution attendue pour conduire durablement au Japon. Une traduction officielle du permis français, notamment via l'organisme compétent, peut être nécessaire pour la conduite légale pendant une période limitée. Là encore, le bon réflexe consiste à vérifier avant de partir, pas après l'arrivée. Dans un pays où les démarches sont liées les unes aux autres, la cohérence du dossier global compte plus que l'urgence du moment.

Les personnes qui réussissent leur installation ont souvent un point commun : elles n'essaient pas de tout régler en même temps. Elles priorisent, structurent, puis avancent. Cette discipline évite bien des frais cachés et des pertes de temps. Au fond, déménager au Japon en 2026 revient moins à remplir des formulaires qu'à orchestrer une séquence logique. Pour la suite de l'installation côté travail, notre page travailler au Japon détaille les visas de travail et les secteurs qui recrutent des francophones.

Questions fréquentes

Sources & mise à jour

Contenu rédigé et mis à jour en 2026 à partir des guides internes vivre-au-japon.com (démarches administratives, logement, banques, téléphonie) et des pratiques courantes observées par les résidents francophones au Japon. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé : les procédures et frais évoluent, vérifiez toujours les conditions à jour auprès de l'ambassade du Japon, de votre sponsor ou de votre agence avant toute démarche.

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